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Cartons et barriques,
les meubles de Christophe Lorenzoni

(modifié: mars 2012)

Comment ça vous est venu de faire des meubles en carton ? Vous avez toujours fait ça ?

> Je crois bien que c’est tout simplement en voyant des tas de cartons dépliés et rangés dans la rue, attendant la collecte. C’est le genre d’idée qui vient au réveil, on ne sait plus vraiment d’où elle arrive, mais d’un coup ça semble une évidence. A l’époque, j’en fais depuis 1995, je ne savais pas que ça existait déjà (je pense aux meubles de F. Gehry qui existent depuis 1972). J’étais dans l’hôtellerie et j’avais envie de changer de métier, de travailler avec mes mains, donc je me suis lancé.

Quels sont les vernis que vous utilisez pour protéger les cartons ? Vous les faites vous-même ?

> Aie, je ne les fais pas moi-même, je ne sais pas et je n’en ai pas envie. Je privilégie l’aspect final et la solidité du meuble. J’ai fait plein d’essais, et j’en fais toujours de temps en temps, à la recherche des meilleurs produits pour moi. Je ne trouve pas encore dans les produits "bio" quelque chose qui me convienne. Aujourd’hui j’utilise des colles et vitrificateurs à l’eau, avec un eco label, mais je ne suis pas dupe. Mais ça me permet d’avoir un meuble solide et je respecte les couleurs d’origine ; je joue avec les nuances de couleur du carton.

Et les meubles en barrique, ça vous est venu comment ?

> Je pensais donc que mon idée des meubles en carton était géniale (!) et que tout le monde m’attendait et allait se jeter sur mes créations... Je n’en ai jamais vécu. Il a fallu que je trouve un job alimentaire. Par une rencontre j’ai commencé à travailler dans un bar à vins natures, bio et sans sulfites, c’est très important. A vrai dire, je m’y sentais plutôt bien et j’y suis resté un certain temps. Dans un bar à vin, il y a souvent des tonneaux. Et il s’est passé la même chose qu’avec les cartons, l’évidence. D’où essais, d’abord une chaise, puis un tabouret... Et je me suis lancé à nouveau, voilà.

Vous travaillez à Nice, qu’est-ce qui vous plaît là ?

> J’y ai fini mes études, l’école hôtelière. J’y ai mes amis, ma vie. Pas envie de tout recommencer, même si ç’est le bout de la France au niveau boulot ; je suis loin de mes clients, de mes fournisseurs. Et puis aussi j’avoue... le climat y est agréable.

Je vous envoie deux photos, soyons fous !
La chaise en carton représente une étape pour moi, je suis vraiment arrivé à quelque chose qui me convenait.
La chaise en tonneaux est la première que j’ai faite, c’est elle l’évidence !

Les sites de C. Lorenzoni sont ici.

(février 2012)



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