> Comment c’est né ?
Du constat que les producteurs des pays pauvres étaient exploités par les pays riches. C’est Leslie Kirkley, directrice d’Oxfam, une ONG anglaise, qui en a l’idée dans les années 1950. Oxfam crée en 1964 la première organisation de commerce alternatif Alternative Trade Organizations (ATO). En France, en 1973 (année de naissance du MEP - Mouvement d’écologie politique, premier du genre en France), les Artisans du Monde s’inspirent à la fois de la démarche anglaise et des Compagnons d’Emmaüs.
> Comment ça marche ?
Dix critères ont été peu à peu élaborés pour garantir des échanges commerciaux justes :
1. combat contre la pauvreté
2. transparence et crédibilité
3. autonomie des travailleurs
4. sensibilisation vers le public
5. paiement d’un prix juste aux producteurs
6. égalité entre les sexes
7. bonnes conditions de travail
8. travail des enfants qui ne va pas à l’encontre de leur bien-être, leur sécurité, leur conditions éducatives et besoin de jouer
9. respect de l’environnement
10. saines relations de commerce
(source)
> Est-ce que ça marche ?
Les marques présentes en supermarchés en témoignent, l’équitable c’est juteux et c’est un marché croissant. Mais est-ce encore équitable quand une alliance se fait avec des marques peu soucieuses de l’environnement (lire ici) ? Pas vraiment. Donc là encore, ne vous fiez qu’à vos yeux et lisez les infos sur les produits !
> Depuis 1999, Minga fédère des entrepreneurs du commerce équitable d’ici et d’ailleurs. La vocation est double : économique et politique. Le label est reconnu comme sérieux. Un autre exemple très intéressant de la démarche est l’association TierraUna.
> Plateforme d’infos et communauté sur Ekitinfo.
> L’association Transparent Trade réalise un travail étonnant sur la transparence des entreprises. Pour l’instant seules huit entreprises françaises en sont membres mais il faut espérer qu’il y en ait plus ! L’équipe met également en ligne des dossiers très complets sur les filières coton et café (ici).
























