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Blanche Magarinos-Rey : avocate de nature

(modifié: avril 2012)

C’est une jeune femme pressée que j’aurais aimé rencontrer "en vrai" ! Mais c’est depuis l’Amérique du Sud qu’elle a eu la gentillesse de répondre à mes petites questions faites pour éclairer des passions et, qui sait, renforcer des vocations.

Il me semble en effet qu’il y a un grand grand besoin d’avocats et de juristes motivés spécialisés tant dans l’environnement que dans tout ce qui est en train de venir du monde du libre, à savoir cette multiplication de technologies libres dont les inventeurs refusent le système de brevets (comme dans la mouvance des logiciels libres ou des "faites-le vous-même").

Sur le terrain, l’association Kokopelli mène depuis des années un combat formidable pour que nous puissions continuer à semer, conserver, échanger, planter des variétés anciennes. C’est un combat vital à plus d’un titre car plus il y a d’espèces disponibles, moins il y a de risques de famines si un parasite détruit une récolte. Cette réalité séculaire n’est pas celle des grands semenciers qui entendent réduire l’alimentation humaine à 3 ou 4 espèces brevetées.

Sur le plan juridique, Blanche Magarinos-Rey défend l’affaire Kokopelli. En début d’année, le procès est porté devant le Cour de Justice de l’Union Européenne. Et là, surprise, l’Avocat Général donne raison au petit bossu semeur de graines ! La décision de la Cour est encore attendue mais l’avancée est de taille...

Comment ça vous est venu de vouloir défendre des causes liées à l’environnement ?
Ma famille est elle-même engagée dans la protection de l’environnement depuis les années Soixante et je me suis spécialisée durant mes études de droit.

Vous êtes en charge de plusieurs dossiers importants (semences, marées vertes, OGM, antennes relais...) : avez-vous le sentiment que c’est un combat de David contre Goliath ou est-ce qu’il y a un réseau juridique français, européen ou international conséquent avec lequel vous pouvez coopérer sur ces questions ?
Le travail d’avocat est assez solitaire. Je n’ai pas le sentiment d’être soutenue pas un fort réseau de juristes et d’avocats, mais plutôt par un tissu social, au sein de la société civile, très mobilisé et engagé.

L’agriculteur Paul François a récemment obtenu gain de cause à Lyon contre Monsanto mais où en est le droit de l’environnement en France ? Suit-il le changement de société ?
Oui, on peut dire cela. Mais la décision prochaine de la cour de cassation concernant le dossier de l’Erika pourrait être un grand recul en arrière.

Qu’est-ce que vous aimez dans ce que vous faites ?
L’engagement et les relations de confiance avec les clients, engagés dans le même sens.

On trouvera le résumé des conclusions de l’Avocat Général sur le site de Blanche Magarinos-Rey et le détail sur la page du site de l’UE indiquée.






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Parce qu’elle a plein de tentacules pour toucher et s’intéresser à 1001 choses ! Sa capacité d’apprentissage est étonnante, elle s’adapte et change de couleur plus vite que le vent. Et sa meilleure défense c’est... son encre sépia. Autrefois, quand les écoliers s’en allaient flâner sur les chemins de traverse, dans les encriers l’encre séchait... Mais qui est La Seiche ?