Notre perception du temps est modelée par nos croyances. Ainsi, beaucoup ont cru (et croient encore) que le progrès ferait gagner du temps. Un progrès manifesté par le raccourcissement des distances, l’accélération de la vitesse, le "tout sous la main là maintenant tout de suite" via nos écrans, entre autres.
Dans ses profondeurs océanes, la Seiche ne parvient à respirer que dans un hors temps relatif.
Relatif hélas car il faut bien revenir au temps, au temps social par exemple. Mais entre temps, justement, quel bonheur !
Le hors temps d’un grand vent sur l’horizon, d’une nature sauvage, d’une nuit à la belle étoile, celui d’un moment de création, d’une pleine respiration ou de vraie chaleur humaine, cet espace d’absolu qui est celui de la vie même et repousse loin normes et calendriers. Vous voyez ?
Il reste quelques jours à cette année 2011 - celle de Fukushima, du Printemps Arabe et de notre petit calmar.
L’année de quelques chiffres éternels :
Toutes les 30 minutes depuis 16 ans un fermier indien se suicide (lire).
On peut fêter (?) les 50 ans d’Amnésie - pardon Amnesty International et les 26 ans des Restos du Cœur.
Et les grandes horloges de Carequi marquent la disparition d’hectares de forêts, à la seconde près.




























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