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(30 septembre 2012)

On dirait que ça se craquèle...

... que ça se fissure et que ça perce.

C’est Einstein, je crois, qui disait que rien n’est plus difficile à détruire qu’une croyance. Et nous, à notre âge laïc, qui nous pensons si supérieurs à nos Ancêtres, nous découvrons blindés de croyances en tous genres forgés par les marchands - appelons-les ainsi.

Nous croyons, par exemple, que toute la nourriture du supermarché est "bonne". Puisqu’elle est en vente. Et à moindre prix. Nous croyons que tel yaourt nous fera du bien, et nous l’achetons. Nous croyons que des gens responsables, qui ne connaissent ni l’approximation, ni la peur, ni la faiblesse, ni le conflit d’intérêt, font de leur mieux pour le bien de tous. Nous croyons que la crise actuelle ne concerne "que" les Grecs alors que les Espagnols et les Portugais y sont aussi. En somme, nous croyons ce que nous voyons et surtout tout ce qui nous maintient dans un certain confort.

Vous avez très probablement entendu parler de la récente étude sur les OGM menée par l’équipe du professeur Seralini (ici par exemple). Je n’ai pas encore vu le film Tous cobayes ? de J.-P. Jaud mais je gage qu’il sera dérangeant pour les amateurs de confort.

On peut s’étonner de l’énorme levée de boucliers immédiate que l’étude à suscitée. Un peu comme celle, passée plus inaperçue, qu’ont suscité les propos du professeur Montagnier il y a quelques jours lorsqu’il a suggéré un lien de cause à effet entre certains vaccins et la multiplication des cas d’autisme ().

On peut nous balancer des litres d’aluminium dans le corps à coup de plombages et de vaccins, nous construire de solides maisons en amiante, nous approvisionner en électricité nucléaire, nous gaver de viandes saturée d’antibiotiques et abattue dans des conditions atroces... pas de problème.

Une étude américaine, menée par des chercheurs de l’université de Stanford vient de montrer qu’une alimentation non-bio va de pair avec un taux élevé de pesticides dans l’organisme (ici - en anglais).

Ce qu’on appelle l’écologie n’est rien d’autre à mon avis qu’une (re)mise en cohérence qui implique - et ce n’est pas forcément évident - un changement de valeurs, de système ou de paradigme comme le dit le penseur Patrick Viveret. Changement qu’on peut résumer à ceci :

Il est évident que "l’écologie" n’a rien d’une recette magique mais ce qui est en revanche tout aussi évident, et passionnant, c’est que c’est actuellement le seul domaine où des expériences menées depuis des années par de petits groupes autonomes et citoyens sont aujourd’hui susceptibles d’apporter des réponses à des questions cruciales pour un plus grand nombre (vie des sols, cultures, semences, eau, gestion des forêts...).

Par exemple, et pour changer un peu de Pierre Rabhi, voici un reportage proposé par Alter Echos (5 min) sur une coopérative d’agricultrices au Brésil :

Quand l’agroécologie enrichit les femmes des quartiers populaires from Alter-Echos on Vimeo.

Et puis il y a les gars du réseau Peliti, en Grèce, qui invitent (si, si) des milliers de gens à un échange de semences traditionnelles et qui sont bel et bien en train de sauver ce qui reste à sauver de la biodiversité originelle de ce magnifique pays.
C’est à écouter sur Terre à Terre.

Oui, ça craquèle, ça se fissure, ça vient.



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