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(12 octobre 2012)

Mamamélis - le sexe des femmes

Quand on y pense, tout de même, c’est fou ce que nous sommes confiants, nous autres les humains.
Je dirais même confiants et conformistes.
Et en matière d’amour, c’est pareil. Tout le monde en rêve mais dès qu’on en en entend parler ce n’est pas pour louer la puissance extraordinaire que donne l’amour - le vrai -, mais pour se laisser bercer par des histoires inoffensives sur fond de cour royale, tournage de film, tourmente historique, etc. Des histoires d’amour qui souvent se remettent en question mais questionnent rarement l’ordre établi.
Cet ordre qui, rappelons-le, ridiculise et affadit la tendresse, l’empathie, la gentillesse... autant de qualités précieuses, voire indispensables à la vie en société.

En matière de féminité, l’ordre établi nous propose le choix entre plusieurs figures :
- l’innocence adolescente à préserver tout en abreuvant les jeunes de messages publicitaires basés sur plaisir, séduction, compétition, achat, etc. ;
- la mutine pas si mutine traversée par le rap, la rue, l’alcool, le shit, tout ce qu’on voudra, et qui "en veut" ;
- la jeunette qui fait ses expériences et la cougar qui compte les points ;
- l’anorexique - ou la boulimique - ou la boutonneuse - qui va s’en sortir ;
- la jeune femme émancipée célibataire qui s’éclate mais se sent seule et la femme au foyer comblée qui voudrait quand même vivre un peu pour elle ;
- la femme émancipée devenue mère qui forcément a les moyens de sa carrière et la mère au foyer qui divorce quand les enfants sont grands parce que ça suffit à la fin ;
- la quadra qui trouve ça génial de vieillir avec la crème schmoll ;
- et bien sûr, toute la panoplie de la féministe goudou, de la super woman névrosée, de la créative papillonnante, de l’activiste toujours en pantalon, de la secrétaire pas très fute fute, de l’intello glaçante, etc.

Vous vous reconnaissez dans ces clichés ?
Pas moi.
Pourtant tous ces clichés font le paysage (je devrais écrire l’enfumage) mental quotidien de notre perception du Féminin forgée par les magazines consacrés au sujet et par les bataillons de films et télé-films qui repassent par ces mêmes cases.
A quoi on peut ajouter, bien sûr, la pute au grand cœur, l’aventurière dure à cuire et la résistante exotique.
Super.

Des déesses, les femmes ? Pff.
Uniques réceptacles de la vie, les femmes ? Ben voyons ! Les hommes font des bébés dans des labos et le viol est (re)devenu une arme de guerre.
Des princesses, nos jeunes filles ? Les traiter avec égards ? A la limite chez Disney mais en vrai ne rêvons pas !
"Il existe aux États-Unis 26 000 types d’objets estampillés princesse, et l’industrie "princesse" génère dans son ensemble 4 milliards de dollars par an." (source) Des consommatrices donc. Et il aura fallu attendre 2012 pour que Disney ose (si, si) la princesse Mérida avec des... cheveux bouclés.
C’est la préhistoire, je vous assure.

Alors quoi, le Féminin ? Ne rêvons pas ? Mais si justement, ne confondons pas rêve et enfumage, laissons de côté le marketing et imaginons un instant que nous nous appartenons et que nous ne confions pas aveuglément notre sexe à n’importe quel-le gynécologue.

Car voilà, ce qu’aucun homme ne connaîtra jamais c’est d’avoir à s’allonger pour écarter les jambes et être examiné régulièrement, pour son bien. Ce même gynécologue, tout aussi imprégné des bienfaits, par exemple, de la pilule ou du vaccin anti-cancer et disposé à vous les vanter. Ces bienfaits qui lui sont présentés par des représentants de laboratoires privés dont le but est de vendre leurs produits, à vous donc.

Je ne vais pas trop m’étendre mais la multiplication affolante des cas de cancers du sein semble de plus en plus étroitement liée à la sur-industrialisation de notre alimentation (ici).

On pourra relire les propos de David Servan-Schreiber : "Ce qui est transmis de génération en génération, ce sont des habitudes et des conditions environnementales. Non des gènes responsables du cancer.
Nous continuons pourtant à consacrer 97 % de notre recherche à des méthodes de soin plus efficace et de détection plus précoce. 3% seulement des moyens sont investis sur le traitement des causes de l’épidémie." (source) Pourquoi ne pas s’attaquer au problème à la racine ?

Quant à l’équivalence pilule = liberté, il est évident que la pilule fait partie des avancées extraordinaires du progrès depuis sa mise en vente en 1960 mais elle est devenue trop souvent pour les jeunes le choix de la facilité. Une confiance aveugle qui prive énormément de jeunes filles d’une rencontre avec la femme qu’elles deviennent.

Qui sait comment fonctionne réellement son sexe ? Sa matrice ? Son cycle ? Comment détecter une infection toute seule ? Comment apaiser les lunes douloureuses sans médicaments de synthèse ? Est-ce vraiment la seule solution contre l’acné ? Qui, au planning familial, a reçu autre chose qu’une simple prescription (et c’est déjà bien mais pas assez) ?

Un exemple récent d’ordre établi en matière de contraception c’est la Journée Mondiale de la Contraception orchestrée par la société Bayer. Il ne vous faudra vraiment pas chercher loin pour apprendre que Bayer fabriquait le gaz moutarde qui brûla vos grands-parents pendant la Guerre de 14-18, faisait partie pendant la Seconde Guerre mondiale de IG Farben, fournisseur des gaz de camps de concentration, et que l’entreprise assure entre autres aujourd’hui une production mondiale de pesticides et de semences génétiquement modifiées.

L’hiver dernier, un reportage de la TV Suisse, s’intéressait à la pilule Yasmin, Yasminelle ou Yaz et aux dramatiques conséquences que peuvent avoir ces pilules dites de 4e génération. Vous en avez entendu parler ? Accrochez-vous, c’est hallucinant car certes, le risque sanitaire concerne peu de jeunes femmes mais leurs vies doivent-elles être sacrifiées au profit de... Bayer ? C’est par ici.

Quelle est la valeur de votre santé face à Bayer (1) ? Je vous pose la question. Je sais, ça donne le vertige.

Pour vous donner les moyens de l’autonomie, il faut jeunes filles, jeunes femmes, vous prendre en main. Que vous vous sentiez reine, déesse, princesse, artiste, super-woman ou ce que vous voudrez, ne laissez pas aveuglément un représentant de l’Ordre (l’ordre établi, l’ordre des Médecins, des Gynécologues et des Pharmaciens) vous impressionner et décider pour vous sans questionner des décisions qui vont peut-être engager votre fertilité pour longtemps.

Pour vous y aider, il y existe un formidable. Manuel de gynécologie naturopathique à l’usage des femmes.

Son auteure, Rina Nissim, naturopathe, vient d’une famille d’humanistes. Etablie à Genève, elle a travaillé dans le mouvement self-help et les Centres de santé en Suisse, en Allemagne, en Uruguay, en Hollande, en Amérique centrale, en Inde, au Brésil... Ce livre indispensable vous dit ce qui se passe en bas de façon directe, simple et honnête. C’est une mine d’infos très complète qui va vous apprendre à vous connaître et à conquérir la force de dire "non" à toute personne qui veut vous imposer quoi que ce soit. Et en apprenant à connaître votre intimité, vos lunes, vous aborderez les conseils reçus - et dont nous avons toutes besoin - avec beaucoup plus de discernement.

Ce livre capital est un outil de bon sens qui vous guidera vers la magie d’une rencontre réussie avec vous-même, et donc avec votre amoureux.

Publié en autofinancement par les éditions Mamamélis (qui sont une association à but non-lucratif), il est déjà traduit en plusieurs langues et fait son chemin. Pour le compléter, plongez ensuite dans La Sexualité des femmes racontée aux jeunes et aux moins jeunes.

(1) Lire la page Wikipedia de Bayer en anglais (la page française est très incomplète).






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