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(2 mai 2012)

Local ou national

On vit une époque de monoculture.
Tant qu’on s’en contente, tout va bien. Dès qu’on sort du rang, le constat est affolant.

Des tas de documentaires, livres, articles en parlent, qui sont très peu par rapport à la masse de documentaires, livres, articles produit par ce que j’appelle "la culture de mort", c’est-à-dire celle qui ne fait rien pour favoriser en nous l’autonomie, la créativité, la prise de responsabilité, la coopération, qui met la biodiversité en grand danger et nie la réalité de l’ampleur et de la complexité de la crise que l’humanité est en train de traverser.

Fort heureusement, la diversité existe ! Des petites bulles dans de grandes institutions (je pense à l’émission "Là-bas si j’y suis" sur France Inter) ou des friches entières pleines d’initiatives intéressantes.

Un des mythes de la monoculture c’est l’égalité.
Après bien des triturages de cerveau, je pense aujourd’hui que nous sommes tous inégaux mais que nous avons tous droit à un accès égal aux biens communs que sont l’air, l’eau, la terre, la nourriture, le logement, l’énergie, la santé, l’éducation, la culture.
Des biens de qualité, pas des sous-produits.

Or, dans la friche écologique actuelle telle que nous la percevons en France, on rencontre souvent la critique de l’élite et du repli.
L’écologie serait un truc de riches et relocaliser reviendrait à se replier sur soi.

Que font les gars qui roulent en 4x4 et qui adorent aller passer un week-end de fiesta à Ibiza en lisant Gala ? Ils imitent les riches. Alors si l’écologie est un truc de riches, bonne nouvelle, ça va se répandre vite.
Allons...
Oui, c’est souvent plus cher mais on sait bien maintenant que c’est uniquement parce que les alternatives ne sont pas soutenues, ou de façon anecdotique.(1)

Alors le risque de repli.
D’après ma modeste expérience, tous les alternatifs que j’ai pu rencontrer souffrent de leur isolement, très souvent dû au fait qu’ils doivent beaucoup cavaler pour à la fois vivre leur mode de vie différent et le rendre suffisamment rentable pour ne pas être engloutis. Cet isolement est une réalité pour beaucoup, mais par pour tous et de moins en moins d’ailleurs.
La force des alternatives, dès lors qu’on se décide à se mettre en cohérence, c’est de balayer progressivement les peurs dans lesquelles le monde consummériste maintient les hommes. Et donc re-localiser, s’occuper de son entourage proche, de son environnement ce n’est pas se fermer l’esprit, au contraire, c’est le vivre autrement.

Les villes en transition ne demandent qu’à proliférer.
Les villages d’accueil comme Riace en Italie ne demandent qu’à montrer le chemin.

(1) Lire "Le bio c’est cher, ça nourrit pas tout le monde et autres balivernes"..






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Parce qu’elle a plein de tentacules pour toucher et s’intéresser à 1001 choses ! Sa capacité d’apprentissage est étonnante, elle s’adapte et change de couleur plus vite que le vent. Et sa meilleure défense c’est... son encre sépia. Autrefois, quand les écoliers s’en allaient flâner sur les chemins de traverse, dans les encriers l’encre séchait... Mais qui est La Seiche ?