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(3 mai 2011)

Le premier pas

Sait-on jamais quand on fait le premier pas qui nous mène vers l’aventure ?
Sait-on jamais à quel moment on commence à sortir du chemin balisé de la sécurité ?
La sécurité de l’excès artificiel de confort ?
La sécurité des pensées familières ?
La sécurité du connu ?
Est-ce à la première question ?
A la première manifestation ?
A la première solitude ?
Ou à la première nuit sous les étoiles ?

La question “Qu’est-ce qu’on peut faire ?” revient si souvent...
Seul-e, pas grand-chose. Mais beaucoup en allant vers ce qui déjà se fait un peu partout pour que le vivant ne se défasse pas.

Il y a beaucoup d’alternatives concrètes (La Seiche en recense quelques centaines), le problème est qu’elles ne sont que très peu connues et fort peu soutenues financièrement.
Donc marginales.
L’homme descendant généralement du mouton, les marges n’intéressent à priori que les brebis galeuses ce qui ne fait pas grand monde.
Je crois qu’en plus des initiatives encore relativement marginales, les grosses ONG bien connues du public devraient marquer le pas plus franchement.

Elles pourraient, par exemple, d’un seul homme quitter en masse EDF pour Enercoop et inciter tous leurs adhérents à les suivre, donnant ainsi un signal fort à l’opérateur historique et nucléaire.
Ou bien, se sentant réellement flouées par le Grenelle de l’Environnement auquel elles ont participé, mettre un poing d’honneur à ne déposer aucun dossier de demande de subvention.
Se calant sur le fonctionnement de l’Open Source (soit une transparence qui permet la confiance), publier la liste de leurs bienfaiteurs et rompre tous liens avec ceux qui les utilisent comme lessive morale (par exemple, EDF et Total à la Fondation Nicolas Hulot).
Elles pourraient également publier leurs comptes et décider de consacrer une petite part de leurs (souvent très importants) frais de fonctionnement au soutien direct d’alternatives de terrain.

Le problème est qu’au lieu de se poser en brebis galeuses, la plupart des ONG essaient de faire des ponts entre la Société et les Marges. Des ponts et des actions de communication.
Or il n’y a pas de pont, l’époque est révolue et le temps presse : nous sommes dans une crise de civilisation doublée d’une urgente crise du vivant qui demande une mobilisation immédiate et massive.

Et, qu’on se rassure, tout est là, absolument toutes les solutions à nos problèmes existent déjà ici ou là.
Ces derniers temps, la réalité rejoint mes pires cauchemars avec Fukushima et ce que je découvre de Tchernobyl. Alors on pourra toujours me dire que je peux rêver, je sais, mais si des cauchemars se réalisent alors des rêves aussi.






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Parce qu’elle a plein de tentacules pour toucher et s’intéresser à 1001 choses ! Sa capacité d’apprentissage est étonnante, elle s’adapte et change de couleur plus vite que le vent. Et sa meilleure défense c’est... son encre sépia. Autrefois, quand les écoliers s’en allaient flâner sur les chemins de traverse, dans les encriers l’encre séchait... Mais qui est La Seiche ?