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(22 novembre 2012)

La Belle Province... verte ! De retour du Québec

Toute prof’ que je suis, je n’en reste pas moins avant tout une maman comme les autres alors lorsqu’il faut traverser l’Atlantique pour des retrouvailles avec le fiston, je n’hésite pas ! D’autant que le fiston en question me facilite la tâche en ayant choisi un autre pays vert et bleu cher aux Français : le Québec.

Deuxième séjour et mon coup de foudre se poursuit pour ce pays si admiratif de notre langue et de nos traditions... mais quand est-il de son appréciation de l’écologie et du développement durable ? Alors là je ne sais plus trop si c’est ma personnalité propre ou ma casquette de déléguée développement durable de mon lycée agricole limousin qui me rend curieuse à ce point mais j’ouvre l’œil, l’appareil photo, et aussi grand les oreilles pour comprendre comment ça se passe ici.

Bon d’accord, nos cousins québécois, il faut l’admettre ont une longueur d’avance sur nous en matière de tri des déchets et de recyclage... comme en témoigne la généralisation de la consigne du verre et des canettes, le balais incessant des camions poubelles, l’omniprésence des poubelles de tri publiques près des feux de signalisation, dans le métro, etc.

Il faut dire « présentement », selon leur expression, favorite qu’ils sont plus disciplinés que nous, enfin pas toujours tout de même ! Sur le frigo de mon Jojo (le fiston pas encore Québécois dans sa maîtrise du tri !) prône l’affiche récapitulant lundi poubelle verte du recyclable, mardi poubelle grise, jeudi , c’est le tour du verre, vendredi les encombrants…
Super tout ça, enfin presque…. car si les trottoirs sont la bas très vite nettoyés ils deviennent aussi un super terrain de jeu pour nos amis les écureuils locaux car les containers fermés n’existent pas ! Il parait que c’est à cause de la neige.

Là-bas, Halloween marque souvent l’arrivée du froid , gla gla dehors alors on s’emmitoufle et… c’est le sauna dans les lieux publics comme le métro, les commerces et les fameux 30kms de ville souterraine. Les Montréalais le savent : un Marcel ou une petite robe pour dedans et une grosse doudoune bien fermée pour affronter des températures ressenties comme sibériennes pour l’européenne que je suis ! Bon c’est vrai que là-bas l’abondance de l’énergie hydroélectrique et son faible coût fait qu’on est pas très regardant sur les économies d’énergie !
A Montréal, ville cosmopolite, on peut manger de tout et à toute heure, c’est pratique et n’oubliez pas de ramener votre plateau en effectuant le tri, les liquides ici, les plastiques là, les restes alimentaires à côté sans oublier une mesure anti gaspi qu’on devrait tous adopter : le doggy bag (on emporte chez soi ce qu’on n’a pas mangé) ! Un modèle, ou presque car mon ego écolo s’étouffe en voyant partout des gobelets, assiettes, couverts et accessoires divers en... plastique pour la plupart… GRRRR !

Avec ma casquette de prof je m’en vais visiter le musée dédié à l’environnement installé dans la fameuse Biosphère. Alors là chapeau bas : ludique et didactique à la fois, soulevant les questions, apportant des réponses concrètes et jamais moralisateur ! Du grand art dans tous les sens du terme puisqu‘ils ont même organisé un défilé de mode à base de produits recyclés (sexy habillée en peau de saumon, dynamique recouverte de câbles électriques...), bref GENIAL !
























Fin de la visite par la maison écologique et là patatras… tout s’écroule : dans la salle de bain trône une magnifique baignoire. Mais ils ont tout faux ces Québécois ! Mais bon, j’oubliais le contexte, ici l’eau coule à flot et quasi gratuitement... mais tout de même quel paradoxe !
J’en fait part au fiston, qui n’a pas hérité de mes gènes en matière de sensibilité à l’environnement, enfin c’est ce que je croyais car son analyse mérite mon attention. C’est un pays de paradoxes, bigrement en avance sur certains plans (le covoiturage est ici légion), mais aussi très ancré dans ses traditions donc conservateur et freiné par certains côtés, et surtout, installé sur le continent américain où le paraître et la communication détrônent parfois les enjeux réels.

Bon bon , il progresse mon fiston et je suis sûr qu’un prolongement de séjour en territoire canadien lui fera venir des convictions ! Car s’il y a une chose à laquelle on ne peut pas échapper au Canada, c’est la beauté de la nature et sa toute puissance !

De retour dans ma Creuse, mon pays vert et bleu, je relativise : il me faudra bien encore quelques séjours en Nouvelle France pour affiner ma vision à moins que quelques blogueurs québécois ne réagissent à la lecture de cet article !

France Renaud, déléguée développement durable au lycée agricole de Magnac-Laval






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