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(17 janvier 2015)

Charlie... et ensuite ?

Je n’ai pas pleuré à l’annonce de la tragédie, ni en regardant la manif’ depuis Tampere mais j’ai pleuré d’espoir en lisant le premier article de Fabrice Nicolino, rescapé de cette tuerie.
Prenez le temps de le lire, c’est d’une merveilleuse justesse, tout y est.

Fabrice est un journaliste que je respecte énormément pour la qualité de ses enquêtes, sa plume admirable pleine de ce style français à la fois goulu et gourmand, sa connaissance du terrain, son courage évidemment, son indépendance et son exigence bien sûr. Avec ce qu’il faut d’amour des humains et de la vie pour rendre tout cela bien réel. Son travail a souvent nourri mes moments de doutes... Puissance des livres et des mots à abolir les distances et les absences. Je n’ai pas encore eu le temps de chroniquer le dernier livre de Fabrice mais ça vient.



Fabrice vient de signer un tout petit texte, chez un tout petit éditeur. Mais pas si petit que ça. L’éditeur est au Larzac, c’est-à-dire enraciné dans l’un des seuls lieux de mémoire résistante encore intacte de notre pays. C’est donc un enracinement solide et vrai dans les luttes vitales. Et le petit texte modeste parle du hozho, la voie de la beauté, ce qui n’est pas rien. Il faut le lire.

Honorons les défunts - Nourrissons les vivants.



Du vent ! F. Nicolino, P. Herman, S. Letort, C. Roqueirol, M. Blanc, V. Borraz, 2014, 13 euros et une qualité d’impression remarquable.






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Parce qu’elle a plein de tentacules pour toucher et s’intéresser à 1001 choses ! Sa capacité d’apprentissage est étonnante, elle s’adapte et change de couleur plus vite que le vent. Et sa meilleure défense c’est... son encre sépia. Autrefois, quand les écoliers s’en allaient flâner sur les chemins de traverse, dans les encriers l’encre séchait... Mais qui est La Seiche ?