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Laurence Cortadellas - tout est lié

(modifié: décembre 2012)

Avant de s’occuper des corps et de l’énergie qui fait danser nos cellules, Laurence Cortadellas était comédienne et nourrissait nos imaginaires. Aujourd’hui professeur de Qi gong/Nei gong & relaxation, diplômée : FEQGAE, FFKDA & EPMM, elle enseigne depuis 1994 et a élaboré une approche inédite du Qi Gong pour les enfants. Très inspirée dans sa présentation de sa parcours, je me demande si elle ne va pas susciter des vocations !

Par votre éducation et votre milieu étiez-vous familiarisée avec la tradition chinoise ? Comment s’est faite la rencontre ?
> Pas du tout. La seule chose est que mon père était très proche de la nature, il en était amoureux, il y a donc eu avec lui comme une initiation, l’éveil d’une sensibilité. Sinon rien d’autre. Plus tard, quand je suis devenue comédienne, j’ai souffert de migraines intenses et de douleurs aux cervicales. J’ai connu le parcours de la médecine classique jusqu’à ce qu’on me propose de porter une minerve. Mais à Toulouse, j’ai rencontré un kiné qui faisait des massages chinois, ça m’a fait beaucoup de bien et j’ai eu envie d’approfondir. Je ne suis pas allée en Chine car même si c’est une belle culture la Chine pop c’est pas trop mon truc !

Comment avez-vous dépassé les difficultés, s’il y en a eues, avant de vivre de votre pratique ?
> Une des difficultés a été de sortir d’un certain formatage qui était le mien pour trouver ma liberté. Et puis comme j’étais comédienne quand j’ai commencé le Qi gong, les débuts ont été financièrement difficiles pour louer des salles, me faire connaître... J’ai perdu de l’argent les premières années mais fort heureusement j’avais un bon réseau d’ami-es qui m’ont soutenue. Puis les choses se sont mises en place et ma sensibilité était un bon support pour faire partager ma passion.

Quelle est la spécificité du Qi gong par rapport à d’autres approches ?
> Je suis une femme du mouvement et ce qui m’a plu c’est le travail sur l’énergie car l’énergie c’est le mouvement. Par mon travail de comédienne, j’étais familiarisée avec des pratiques liées à tout cela... Finalement, on passe par le Chine pour revenir à des choses qui existaient jadis chez nous , la gymnosophie des Grecs, le dercad et le sitchain des Celtes. Les Chinois appellent ça le Qi Gong mais c’est beaucoup plus large que cela, c’est sans frontière.
On peut pratiquer de plein de manières différentes et c’est avant tout un outil de connaissance de soi. On ne peut pas mentir sur le corps, on ne peut pas tricher donc s’est un bon référentiel pour apprendre à se connaître et à connaître le vivant et les principes qui sous-tendent la vie.

Votre école, Zhi Rou Jia, que vous animez avec Jean-Michel Chomet, propose un "développement de la douceur" et mentionne les arts martiaux d’un point de vue "interne"... c’est vraiment beau et cela semble assez subtil mais qu’est-ce que cela veut dire ?
> Ce nom d’école de la douceur est un hommage à un maître des années 1920 qui, à Shanghaï, a créé une école ouverte à tous, la Zhi Rou Quan Chu, en hommage à Lao Tseu ce qui était à l’époque une démarche aussi généreuse que courageuse.
On distingue dans les arts martiaux chinois (Wu Shu), les "externes" comme le Kung Fu des "internes" comme le Bagua (travail du cercle, de la spirale), le Xin Yi Quan (plus explosif) et le Taï Ji Quan (somme des deux autres et fluidité).
Dans notre pratique, notre envie est de revaloriser la douceur qui, remise dans son vrai contexte, est une qualité de force respectueuse des principes naturels qui régissent le mouvement, les interactions en un mot le vivant. Jean-Michel est plus sur la partie arts-martiaux et moi sur la partie énergie et j’aime particulièrement travailler avec les enfants et les femmes.

Est-ce que vous faites un lien avec le bien-être que vous apportez aux gens, le vôtre et celui de l’environnement ? Concrètement, comment est-ce que cela se traduit dans votre vie ?
> Il n’y a pas de différence : le bien-être comme la santé sont des bénéfices collatéraux pour apprendre à se connaître, à s’améliorer, ce qui pousse naturellement au souci des autres. Nous vivons à la campagne depuis quelques temps parce que cet environnement nous inspire, nous mangeons bio, économisons l’eau, préférons le train à chaque fois que c’est possible.

Vous proposez bientôt un atelier "Prendre soin de soi au féminin", est-ce seulement pour les femmes ?
> Oui, ce n’est que pour les femmes mais attention il faut bien distinguer Féminin et Masculin de l’être d’une part, et la femme et l’homme d’autre part. Ce que je trouve merveilleux chez les femmes actuellement c’est qu’il y a une demande très forte de retrouvailles du Féminin, de prise de conscience dans une société où cet élément féminin a très peu de place.

Qu’elle est votre définition de l’équilibre ?
> Une mise en relation du ciel et de la terre dans le mouvement de la vie. Pour apprendre l’équilibre, il faut se mettre en déséquilibre, c’est un processus qui n’est jamais figé.

Site de Zhi Rou Jia - L’Ecole de la douceur.

Retraite d’été du 4 au 8 juillet en Bourgogne : Prendre soin de soi au féminin






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